L’enseignement supérieur à Berkane: Pour une structure universitaire créative, tournée vers les savoirs et les métiers de demain

 

L’avenir de Berkane et de la région est trop important pour le laisser entre les mains des seuls politiques/politiciens. Il est grand temps que les compétences scientifiques, culturelles et artistiques issues de la région et d’ailleurs prennent la parole.

Partons d’une réussite berkanaise, parmi d’autres, qui nous a marqué cette année, à travers les exploits footballistiques réalisés par la Renaissance Sportive de Berkane. Initiateur de ces exploits, Faouzi Lekjaâ, la personnalité qui a marqué les esprits par sa présence positive au niveau de la région de Berkane et de notre pays, n’est pas un lauréat d’une structure universitaire comme celle que souhaitent certains mettre en place à Berkane. Il s’est illustré dans une grande Ecole d’Ingénieurs et a su mettre les compétences développées au sein de cette prestigieuse institution, au service du pays et de sa ville natale.

Berkane et la région de l’Oriental ont besoin non de structures universitaires qui délivrent des certificats et des diplômes sans avenir et sans impact sur le parcours du lauréat. Berkane a besoin d’une structure universitaire qui dotera la région et le pays d’une élite capable d’innover, de créer et de résoudre les problèmes (compétences du XXIème siècles). Cette élite, bien formée aux nouvelles technologies et aux nouvelles approches en matière de création et de gestion des projets, saura créer des richesses et accompagner les citoyens sur le chemin de l’autonomie et de la réussite économiques et sociales, s’inscrire ainsi dans des dynamiques nouvelles tenant compte des mutations de notre ère, mettre la région sur la voie de l’économie de la connaissance et prendre en charge le sort de la ville, de la région et de sa population.

L’expérience a montré que les établissements universitaires pluridisciplinaires ont un très faible impact sur leurs environnements immédiats. Pire encore, ces établissements mettent sur le marché de l’emploi beaucoup de jeunes lauréats en déficit linguistique aussi bien en langues nationales qu’en langues étrangères. Soumis à des enseignements de type transmissif, ces jeunes ne réussissent pas à maîtriser des compétences et des savoir- faire capables de les autonomiser pour pouvoir faire face aux défis et problèmes rencontrés au quotidien et en proposer des solutions et des réponses appropriées.

En reprenant l’un des experts de l’OCDE, un établissement de formation “doit préparer les jeunes à des changements économiques et sociaux plus rapides que jamais, à des emplois qui n’existent pas encore, à des technologies qui restent à inventer et à des problèmes dont nous ne savons encore rien». On estime que Berkane qui ne passe pas inaperçu dans le paysage marocain, mérite un établissement universitaire qui s’inscrit sous le signe de la créativité et de l’innovation et qui soit en phase avec l’ère de l’intelligence artificielle et des Big Data.

Berkane, le 21 septembre 2022

Pr. Mehdi Kaddouri, Université Mohammed Premier

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